Le concept Hyinga propose de fournir de l'électricité renouvelable pour l'Afrique et de l'hydrogène d'origine renouvelable pour le monde.

En combinant le développement du potentiel hydroélectrique d'Inga III (4,5GW) et Grand Inga (39GW) en République Démocratique du Congo pour l'électrification de l'Afrique et la production en phase d'hydrogène par électrolyse, il y aurait de formidables bénéfices économiques pour apporter de l'électricité à l'Afrique entière et dans le même temps, fournir les premiers marchés mondiaux de l'hydrogène avec une source 100% renouvelable pour un approvisionnement massif comme vecteur d'énergie.

Tous les éléments technologiques pour la production, la compression/liquéfaction (une technologie retenue), la distribution et l’utilisation de l’hydrogène sont connus et bien documentés par des dizaines d’études de la Commission européenne, allemandes, du DoE (Etats-Unis) et NEDO (Japon) durant les deux dernières décennies.

En réalité, la République démocratique du Congo est extrêmement bien placé pour devenir le hub global pour la production d’hydrogène d’origine renouvelable, avec un temps de transport comparable vers l’Europe, l’Amérique du Nord, la Chine et le Japon.

Le concept Hyinga ne s’inscrit pas dans un contexte hypothétique pour 2050 mais dans un scénario de transition pour les années 2025-2030, période à laquelle le site d’Inga est supposé être pleinement opérationnel et la plupart des scénarios prévoient le besoin urgent pour des véhicules zéro émission.

Enfin, le concept Hyinga avec son modèle de production d’électricité et d’hydrogène à partir du développement du potentiel hydroélectrique du site d’Inga peut être comparé à d’autres initiatives majeures et stratégiques trans-continentales incluant les actuels Desertec et Med-EMIP et déjà illustrées par les études Medring et EQHHPP.

A titre de comparaison, l’approche poly-continentale de Hyinga ainsi que son lien explicite avec les transports devrait lui conférer un avantage significatif.